Dénature impétueuse
La nature est sauvage et l’esprit éconduit
ombré du bâillement de ses cils
y choie l’ivraie,
abri rétif, vertu docile, verve arborée,
fragile écueil des stances en fuite,
rêve annihilé.
Percluse aux sentes de ces laps duplices
l’affliction médusée des estives
interroge l’ode lasse
invective l’orage suppliciant l’écorce,
sulfureuse menace pétrifiant les âmes
en agonie des pluies mordorées.
L’enfer vert y voit rouge,
indomptable vacuité,
quand l’écœur en déroute
toise l’écore au recours de nos chutes
sous le précipice du peu de recul
et nœuds d’orties.
Orées moribondes, complaintes infécondes,
brasiers irascibles des flegmes déflorés,
les coulpes ondoyantes
choyées aux pâtures des sursis en alerte
sutureront l’espoir des fausses accalmies
présageant le souvenir des urgences pugnaces
sèchement noyées au refrain de nos manques d’alibi.
© Julian Paillassa
